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      Exposé concernant l’initiative "contre la construction des minarets"


En interdisant aux musulmans la construction des minarets, l’initiative viole la liberté de culte. cette liberté est un principe fondamental de notre démocratie et de notre ordre juridique et est inscrit dans la constitution fédérale. L’Etat doit laisser à chacun la possibilité d’exercer sa foi aussi longtemps que cette exercice n’est pas contraire à la loin, ni contraire aux uses et coutumes. L’Etat ne doit pas restreindre cette liberté par des mesures disproportionnées.

Or, Le minaret est un élément qui fait partie du culte musulman, par conséquent l’interdire purement et simplement comme l’envisage l’initiative est disproportionné et discriminatoire. Cela est également contraire aux droits fondamentaux de l’homme et aux engagements internationaux de la Suisse. Les autres religions telles que l’église catholique et l’église reformée ont eux également des constructions qui symbolisent leurs fois. Nous pensons que l’islam et les musulmans méritent également d’être traités de la même manière comme les autres fois et les autres croyants.

En effet dans tous les cantons et dans toutes les communes il y a des lois en matière de la construction et des autorisations de construire, ces lois posent les conditions auxquelles chaque nouvelle construction doit remplir. La construction d’un minaret dans une commune est soumise à une de ces lois et à ses conditions notamment il s’agirait d’examiner si le minaret est conforme au plan de zone ou si les autres exigences architecturales, écologiques et de sécurité sont remplies. Tant qu’un minaret ne remplit pas ces conditions aucune autorisation de construire ne peut lui être accordée. Ces lois ont fait leurs preuves et fonctionnent très bien. 

Le débat sur l’interdiction des minarets est devenu abusivement un débat pour ou contre l’Islam. C’est qui est faux, Ce sont là deux choses différentes. Autoriser la construction d’un minaret ne veux pas dire qu’on est forcément d’accord avec le contenu et la pratique de la foi islamique. Tout Etat et toute personne qui aspire à la préservation des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques doit condamner chez l’islam le port de voile obligatoire, certains traitements inégaux à l’égard de la femme et la montée du fondamentalisme. Toutefois nous avons un système de contrôle et de surveillance doté d’un arsenal juridique suffisant pour prévenir et réprimer chaque dérapage pouvant être attribué aux musulmans en Suisse. A chaque fois qu’il pourrait se passer une situation anormale ou une violation de l’ordre publique dans un mosquée la police doit et est prêt à intervenir, comme elle le ferait également dans d’autres circonstances vis-à-vis d’une quelconque autre catégorie des personnes.
 
Cette initiative ne cherche qu’à créer des problèmes supplémentaires et elle est de nature à troubler la paix de religion qui existe en Suisse depuis 160 ans. Il n’existe en Suisse que 4 mosquées lesquelles n’ont jamais été source de problème et il règne en Suisse une coexistence pacifique entre l’Islam et les autres religions. Pa contre une acceptation de cette initiative rendrait difficile la problématique de l’intégration et de l’acceptation des musulmans dans notre société. Cela pousserait certains musulmans modérés à opter pour des positions et attitudes  extrémistes.                                                                                

                                                                                 R.Lumengo, Novembre 2009
       


            Sur "l’interdiction de l’exportation du matériel de guerre"

 

D’abord je tiens à porter une précision sur l’amalgame dont certains veulent entretenir entre cette initiative et le désir d’abolir l’armée. Il ne s’agit ici en aucun cas de vouloir supprimer l’armée. Il est uniquement question d’interdire l’exportation de la Suisse vers l’étranger des matériels de guerre. Mon parti, le PS, n’est pas pour l’abolition de l’armée, mais nous nous sommes prononcés pour une réduction des effectifs de l’armée et pour une redéfinition des missions et des tâches de l’armée, car nous estimons que l’armée a encore un rôle important à jouer en ce qui concerne le contrôle et la surveillance de l’espace aérien et surtout dans le cadre des opérations pour la promotion de la paix.

La Suisse a livré en 2008 des matériels de guerre dans 72 pays, la grande partie des ces armes étaient livrés au Pakistan, l’Arabie Saoudite est arrivé en 3ème position au cours de la 1ère moitié de 2009. On constate donc que ce sont soit des pays où il règne de la dictature, soit des pays où les droits fondamentaux de l’homme ne sont pas respectés. La Suisse est capable d’orienter son industrie d’armement vers une production civile basée sur une politique d’emploi durable porteur d’avenir, au lieu de s’engager dans la livraison d’armes en direction des territoires en guerre dans le but de tuer des personnes.

Il y a en réalité une exagération de la place de l’industrie d’armement en Suisse. En effet l’exportation d’armes ne représente que 0,44 % de nos exportations. Le nombre total des places de travail pouvant être menacées par une acceptation de l’initiative serait de 5000, cependant l’initiative prévoit des mesures d’aide et d’accompagnement dans le secteur d’armement situé dans les régions touchées, ces mesures visent notamment à assister, pendant une période de 10 ans, les entreprises d’armement à procéder à une mutation vers le secteur civil, car le secteur civil produit deux fois plus de place de travail que l’industrie d’armement. De cette façon ces places de travail pourront être à la longue conservées.

 
Ceci est tiré du développement de la RUAG elle-même, étant la principale industrie d’armement en Suisse : la RUAG a opéré la mutation vers l’industrie civile avec succès, sa production civile était de 7% en 1999 et est passé aujourd’hui à 50%. Par ailleurs l’exemple tiré de la région de Thoune nous illustre comment une région peut se démarquer de la dépendance de l’industrie militaire pour se transformer en une économie civile porteur d’avenir et avec une productivité durable et intensive. Beaucoup d’entreprises du secteur écologique et de la technologie médicale se sont installées dans cette région.

Cela montre qu’à part le fait d’être non seulement moralement et éthiquement gênante, l’industrie d’armement est aussi économiquement moins compétitive, risquée et sans avenir. Il nous faut un changement de la manière de penser et des mesures efficaces qui marquent une mutation sociale et écologique de l’économie.

La dépendance de l’armée suisse vis-à-vis de l’industrie locale, défendu par les détracteurs de l’initiative, n’est qu’un Mythe. En réalité à l’heure actuelle l’armée suisse commande la presque totalité de son armement déjà de l’étranger et ne dépend pas de l’industrie d’armement locale.

 
Enfin il est inconcevable que notre pays s’engage pour la promotion de la paix et pour l’aide au développement à l’étranger et fournisse en même temps des armes aux mêmes pays qui sont dépendantes de son aide au développement pour s’entretuer. Il y a donc là une mauvaise utilisation de l’argent du contribuable mais aussi une contradiction avec notre politique de neutralité. En interdisant l’exportation des matériels de guerre donne de la crédibilité à sa politique de neutralité et pourrait se trouver en bonne posture pour donner l’exemples à d’autres pays de faire le même.


Voilà pourquoi je soutiens cette initiative et je voterais oui.

                                                                                   R.Lumengo, Novembre 2009


         A PROPOS DU DROIT DE VOTE POUR LES ETRANGERS



Le droit de vote, c'est-à-dire le droit de participer aux votations populaires,le droit de signer les initiatives populaires et les demandes de référendum, le droit d'élire et d'être élu, est un droit fondamental. Il est nécessaire que chaque individu puisse participer au processus démocratique en rapport avec la collectivité publique dans laquelle il habite.
Le droit de vote n’est en principe reconnu qu'aux personnes qui ont un lien d'attachement solide à une collectivité publique bien déterminée, lien qui se traduit en général par le droit de citoyenneté.

Il y a des étrangers bien intégrés et vivant depuis longtemps dans une collectivité, mais qui ne peuvent jouir du droit de vote par manque du droit de citoyenneté. Cependant ces étrangers font souvent preuve d’un lien d’attachement ferme et solide avec leur localité d’accueil. Ils sont intégrés socialement, économiquement et parfois déjà politiquement (de façon informelle) par leur adhésion à des groupements politiques ou encore en faisant usage de leur liberté d’expression sur des sujets politiques.

L’élément essentiel de la citoyenneté c’est le lien réel, matériel et sentimental qu’un individu peut avoir vis-à-vis d’une collectivité publique. Nous pensons qu’un étranger bien intégré et vivant pendant au moins 10 ans dans une localité, mais qui n’a pas fait ou pas encore fait la demande formelle de naturalisation, incarne tout de même toutes les caractéristiques de ce lien et peut donc jouir sous une certaine forme et selon certaines conditions du droit de vote dans cette localité qui est en général sa commune de domicile.
Contrairement à la Suisse alémanique, la quasi-totalité des communes des cantons de la Suisse romande reconnaissent ce droit aux étrangers établis et intégrés. La confédération respecte par conséquent la souveraineté des cantons dans ce domaine. 

Il est indispensable que les étrangers établis puissent participer à la vie politique au moins au niveau communal, là où les sujets politiques touchent directement les aspects concrets de la vie quotidienne des individus : crédit sur l’assainissement d’une école où vont leurs propres enfants ou encore travaux d’agrandissement d’une rue.

L’Etat et la classe politique ont un rôle primordial à jouer et une responsabilité énorme à assumer pour atteindre ce but. Cependant c’est le contraire qui se vérifie : Les politiciens qui s’opposent à l’introduction du droit de vote des étrangers au niveau communal en avançant comme motif: « ces étrangers-là n’ont qu’à devenir des suisses », sont les mêmes qui préconisent des durcissements dans la procédure de naturalisation dans le seul but d’empêcher les étrangers intégrés de se naturaliser.

Cette façon d’agir est contradictoire et inadmissible. Tel est le cas de l’initiative populaire : « pour des naturalisations démocratiques ». Cette initiative bloque la voie à la naturalisation en reniant aux candidats à la naturalisation le droit de prétendre à une décision motivée et le droit de porter un éventuel cas d’arbitraire devant une autorité de recours. Cette initiative viole de surcroît les principes fondamentaux d’un Etat de droit.

Enfin, on déplore souvent un manque d’intérêt à la politique en Suisse. Les urnes sont souvent boudées et désertes. Les étrangers établis sont donc susceptibles de nous apporter un peu plus de fraîcheur, de vivacité et de dynamisme dans la vie politique. Tel que cela peut être constaté dans les communes ayant admis le droit de vote des étrangers établis.


                                                                                             Ricardo Lumengo




A PROPOS DE LA DELINQUANCE DES JEUNES

 

Tout au long des années les adultes se sont toujours préoccupés de la délinquance observée chez les  jeunes. L’actuelle  violence des jeunes est donc un réel problème de société lié à notre temps, elle n’est ni éthique ni caractéristique à un groupe particulier d’individus. 

Mis à part la situation particulière qui peut concerner le cas des jeunes traumatisés par des expériences de violence liées à la guerre pendant l’enfance, la plupart des jeunes concernés par la violence sont des jeunes souvent nés, grandis en Suisse ou arrivé à très bas âge et y vivent avec leurs parents. Ils sont donc en général bien intégrés dans notre société. Par ailleurs dans les sociétés hors du monde industrialisé d’où proviennent la plupart des jeunes liés à la violence en Suisse, la forme traditionnelle de la famille pourvoit à une éducation très sévère et très disciplinée des jeunes. Il n’est donc pas justifié dans ces circonstances de considérer la violence concernant les jeunes immigrés en Suisse comme une violence importée.

En effet, certains aspects de la personnalité : l’hyperactivité et l’impulsivité - des situations familiales : manque de surveillance parentale, style d’éducation inconsistant ou inefficace, expérience de violence pendant l’enfance – certains aspects scolaires : difficultés de trouver une place pour la formation, inégalité de chance - et certains aspects liés au mode de vie et à l’entourage social : intérêts aux médias caractérisés par la violence, consommation de la drogue dure et excès d’alcool sont des facteurs à risque souvent convergents et qui prédisposent les jeunes à la violence. A ces facteurs s’ajoute le cas de  l’intégration sociale déficitaire.

Face à la violence  des jeunes suisses ou étrangers il convient, à côté de la répression et de la sévérité, de favoriser des mesures de prévention, d’encadrement et de soutien. La prévention devrait servir à s’attaquer aux facteurs à risques existants ou à créer des structures pouvant empêcher la résurgence des facteurs prédisposant à la violence. C’est donc au moyen d’une telle coordination qu’on peut efficacement endiguer ce phénomène.

Quoi que nous trouvions tout à fait légitime d’exiger plus sévèrement  à l’étranger le respect de nos lois, nous pensons toutefois que l’expulsion d’un étranger représente en soi une double mesure qui dénote en soi d’une inégalité de traitement. C’est pourquoi cette mesure ne peut être utilisée que comme la toute dernière possibilité. Dans chaque cas particulier la gravité de l’infraction et le degré d’intégration de l’étranger doivent être prises en compte.

L’expulsion des délinquants étrangers mineures quant elle est une mesure qui est en contradiction avec les engagements internationaux de la Suisse.
Cela étant, la possibilité d’expulser un délinquant étranger mineur ou pas existe depuis longtemps dans le système juridique suisse et elle est encore précisée et complété par les dispositions d’application de la nouvelle loi sur les étrangers entrée en vigueur le 1er janvier 2008. Procéder à l’heure actuelle  à des nouvelles révisions légales sur cette matière est inutile et constitue un mépris du principe de la sécurité juridique.

                                                                                                                      Ricardo Lumengo

 
     
 
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